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mercredi 12 mars 2014

ÉLECTIONS QUÉBEC 2014 - The Godfather comme au cinéma...


Par Bernard Bujold (LeStudio1.com) - 
J'ai reçu des communications téléphoniques de 4 ou 5 journalistes (1 francophones et 4 anglophones...) qui me demandent tous ce que je pense de la candidature de Pierre-Karl Péladeau, compte tenu que je l'ai connu lorsque j'étais l'adjoint de son père. 
Ma réponse est une cassette... 
"Je considère PKP une personne très compétente en affaires et si je compare le père et le fils, les deux sont un peu les personnages du films The Godfather de Puzo. Le père Pierre Péladeau était une sorte de Don Corleone (les crimes en moins) que tout le monde aimait et regardait comme une figure paternel. Pierre Péladeau motivait ses employés par son simple appui moral et un bon mot d'encouragement. Pierre- Karl Péladeau est un gestionnaire plus froid et mon expérience avec lui est celle d'un dirigeant pour qui l'on se surpasse parce que l'on a peur de lui, plutôt que de l'admiration. PKP est un peu le tempérament de Michael (Pacino) dans le film The Godfather (les crimes en moins, toujours et bien sûr...). 
En terme plus financier, Pierre Péladeau gérait une entreprise familiale tandis que PKP est un gérant de grande corporation. 
On me demande si PKP a toujours été un nationaliste? 
Je ne sais pas mais je crois plutôt qu'il considère qu'il a autant de qualités et de compétence que les Marois, Drainville ou Lisée et il s'est dit pourquoi pas tenter ma chance de devenir premier ministre du Québec un jour? Le défi n'est pas si extraordinaire en soi, ni inaccessible. 
Il aurait pu choisir le Parti libéral mais il a meilleur jeu avec le PQ puisque la gauche voit en lui une sorte de sauveur provenant la droite. Une sorte de défenseur des moins bien nantis financièrement alors que lui il l'est. C'est la figure du héros Batman de Gotham City, le Robin des Bois. Les méchants étants ici pour le PQ et ses militants, les Anglais du reste du Canada (ROC). 
Ce qui est toutefois très surprenant de cette présence de PKP dans l'équipe souverainiste ce sont ses mentors. Le meilleur ami de Pierre-Karl Péladeau est un ancien Premier ministre canadien, Brian Mulroney, qui se considérait le frère spirituel de Paul Desmarais. Mulroney était aussi un très grand ami du père de PKP, Pierre Péladeau. On pourrait croire que Brian Mulroney appuie PKP afin de se venger contre Stephen Harper qui l'a humilié et contre ceux qui ont fait échouer le Lac Meech, mais je m'amuse ici à penser tout haut, sans plus... 
Est-ce que PKP va gagner son pari? 
Il faudra voir le 7 avril prochain! 
Est-ce que je vais l'appuyer? 
Je n'ai pas parlé intimement à PKP depuis la mort de son père en décembre 1997... "
Fin de la cassette! 
Il faudra voir la suite mais il est évident que la candidature de Pierre-Karl Péladeau est la grande vedette, non pas du Parti québécois mais de la campagne en entier. Ce n'est plus une lutte d'une Pauline Marois contre un Philippe Couillard mais plutôt des séparatistes contre les fédéralistes. 
Il faut en conclure que l'actuelle campagne électorale est plus qu'une simple campagne pour élire un gouvernement provincial pour gérer un budget et des programmes de service mais qu'il y a une lutte profonde avec des forces en présence qui sont beaucoup plus sérieuses et puissantes que celles affichées publiquement. 
 On veut élire le futur Godfather du Québec...
Photo 1: Pierre Péladeau, Pierre-Karl Péladeau, Don Corleone et Michael;
Photo 2: Pierre-Karl Péladeau, Brian Mulroney, Pierre Péladeau et Paul Desmarais;
Photo 3: Philippe Couillard, Pierre-Karl Péladeau et Pauline Marois;
Photo 4 et 5: Pauline Marois et son autobus de campagne;
Voir Biographie de Pierre Péladeau
Voir reportage Maclean's Magazine ;

lundi 10 mars 2014

ÉLECTIONS QUÉBEC 2014 - Candidature de Pierre-Karl Péladeau


Par Bernard Bujold (LeStudio1.com) - 
Pauline Marois vient de "compter" un but grâce à la candidature du propriétaire de Quebecor inc., Pierre-Karl Péladeau, mais il faudra voir si ce coup d'éclat se concrétisera par des votes dans l'actuelle campagne électorale. 
En effet, si Pierre-Karl Péladeau est certainement un candidat vedette, il peut aussi être très violent dans ses décisions et il a plusieurs ennemis idéologiques de la gauche, notamment au sein même du Parti québécois et des milieus syndicaux. L'exemple le plus évident du sentiment anti-gauche envers Péladeau est le lock-out de presque deux ans au Journal de Montréal et l'élimination de près de 200 emplois (165 éliminés sur 227 employés au début du conflit). 
La réaction à la candidature de PKP n'a pas tardée chez les opposants et plusieurs qualifient Péladeau d'anti-travailleurs. On peut présumer que tous les syndicats québécois et leurs membres seront en désaccords avec cette candidature de Pierre-Karl Péladeau qui se présente dans St-Jérôme, la circonsription qu'abandonne le député et ancien chef de la police de Montréal, Jacques Duchesneau. Personnellement, si j'ai assez bien connu Pierre-Karl Péladeau alors que j'étais l'adjoint de son père, je ne lui ai jamais reparlé intimement depuis la mort de Pierre Péladeau en 1997. 
Je partage cependant les commentaires du journaliste financier de La Presse, Jean-Philippe Décarie, qui était l'un des journalistes vedettes de l'ancien Journal de Montréal avant le lock-out. (voir texte ci-bas) Jean-Philippe a bien connu PKP ainsi que son père et sa critique de la candidature de PKP est précise. Le texte décrit exactement ce que j'ai connu de PKP. 
Un individu plus intelligent que la moyenne et doté d'un très vif esprit de compétition. En anglais, on appelle ce sens: "The Killer Instinct". On peut ainsi conclure que si Péladeau est élu, les grands perdants seront des militants péquistes ambitieux comme les Bernard Drainville et Jean-François Lisée qui rêvaient de remplacer un jour l'actuelle chef Pauline Marois. Pierre-Karl Péladeau ne joue jamais pour être un joueur sur le banc et il est un leader naturel qui sait s'imposer et éliminer la compétion. PKP a aussi un comportement particulier face à ses combats. Il sait évaluer ses forces et celles de ses adversaires et il entreprend rarement, sinon jamais, une guerre qu'il n'aurait pas gagnée à l'avance. 
Des experts en comportement disent que ce trait serait le propre des leaders. 
On peut donc comparer PKP à tous les grands leaders significatifs qui ont aussi généralement les qualités de leurs défauts et, dans le cas de PKP, ses défauts, selon-moi, ont été motivés pendant des années par la relation difficile avec son père. 
Par ailleurs, sur le plan général, les deux partis politique provinciaux, Libéraux et Péquistes, seraient présentement à égalité dans les intentions de vote selon un sondage en date du 8 mars, ce qui produirait un autre gouvernement minoritaire comme avant l'actuelle campagne électorale... 
Le sondeur de CROP-Radio Canada croit aussi que l'arrivée de Pierre-Karl Péladeau va créer un net clivage gauche-droite et que le débat va dériver vers la souveraineté ce qui désavantagerait le Parti québécois au résultat final. 
Le jour du vote décisif est le lundi 7 avril prochain... 
À suivre! 
Photo 1: Assemblée nationale du Québec ;
Photo 2 et 3: Pauline Marois et Pierre Karl Péladeau;
Photo 4: Caricature Pierre Karl Péladeau;
Photo 5: Ancien édifice Le Journal de Montréal;
Voir analyse de la candidature de Pierre-Karl Péladeau ; 
Voir sondage CROP Radio-Canada ;

mercredi 5 mars 2014

ÉLECTIONS QUÉBEC 2014 - Lundi 7 avril


Par Bernard Bujold (LeStudio1.com) - 
Le chiffre cible et magique de l'actuelle campagne électorale au Québec est de 63 députés sur 125 sièges pour obtenir la majorité. Actuellement, avec 54 députés sortants, le Parti québécois part favori mais le Parti libéral avec 49 députés peut lui aussi espérer une majorité. 
La campagne sera définitivement référendaire car le Parti québécois ne cache aucunement ses aspirations à réaliser la séparation de Québec du reste du Canada s'il devient majoritaire. Pour cette raison, ce sera plus une lutte entre les candidats de Pauline Marois contre les leaders politiques d'Ottawa plutôt qu'une seule lutte contre l'aspirant provincial libéral Philippe Couillard. 
Selon-moi, nous assisterons à l'élection d'un autre Gouvernement minoritaire. Les chiffres sont trop serrés et il n'y a pas de vague populaire en faveur d'un parti ou d'un leader. 
Mais le Parti libéral pourrait cependant surprendre car les électeurs ne votent jamais pour un leader, mais contre un. Les gens ne seront donc pas motivés à voter contre Couillard parce qu'il n'était pas là, mais ils pourraient décider de voter contre Marois et choisir une autre option... 
Par ailleurs, le Philippe Couillard dévoilé lors du lancement de la campagne semble être un personnage beaucoup plus agressif et gagnant (winner) que celui qu'il a personnifié durant les dernier mois depuis son élection comme chef. 
Cette campagne pourrait être une course intéressante et surprenante! 
Et en ce qui me concerne, je vous l'annonce officiellement: 
"Je ne serai pas candidat...". 
À suivre jusqu'au 7 avril prochain...
Photo 1 et 3: Assemblée nationale du Québec ;
Photo 2: Pauline Marois, Philippe Couillard, Stephen Harper, JustinTrudeau et Thomas Mulcair ; ; Photo 4: Bernard Bujold LeStudio1.com ;
Voir site officiel de l'Assemblée nationale du Québec ;